foire aux questions
A - Quels sont les objectifs du centre aquatique ?
- Les équipements aquatiques sont actuellement les plus fréquentés par les Français. Un centre aquatique est par essence un équipement d’intérêt général : il concerne tous les âges, toutes les pratiques (sportives,de loisirs et de détente) et a un attrait ludique. De plus, le ministère de l’Education Nationale exige la mise en place du « savoir nager » auprès des scolaires et prévoit au niveau de ses textes qu’au moins 3 niveaux du primaire, 2 niveaux du collège et 3 niveaux de lycée (dans le cadre de l’option du bac) puissent suivre des cycles de natation. L’accès aux équipements le permettant est du devoir des collectivités. Un aménagement réfléchi concernant l’accès des handicapés pourrait compléter l’offre.
- Les objectifs principaux sont donc :
- Accueillir tous les scolaires
- Favoriser la pratique sportive en club, le haut niveau et les compétitions
- Offrir un lieu de pratiques diversifiées pour tous les publics
- Créer un lieu véritable point d’attractivité touristique et économique au sein d’une zone d’activité
- Etre exemplaire en matière d’accueil du public handicapé.
- Construire un équipement respectueux de l’environnement.
B - Toutes les études ont-elles été faites ?
- Deux études ont été successivement menées :
- une par l’Office Intercommunal des Sports,
- une par le cabinet ISC mandaté par la CoVe.
- Elles arrivent au même constat : déficit d’équipements sportifs sur le territoire et besoin prioritaire d’un équipement aquatique. De son côté, la Fédération Française de natation chiffre le déficit à 1250 m2 de bassin sur le territoire.
- Ces études ont analysé précisément le besoin, la définition de l’équipement et son futur fonctionnement.
C - Combien d’entrées sont prévues sur le site ?
- Une étude de fonctionnement du centre aquatique et de sa zone de chalandise a été faite. Le nombre d’entrées annuelles est fixé à 290 000. Ce chiffre a été croisé avec de nombreux sites équivalents, il n’est pas surestimé.
D - Combien de personnes seront employées sur le site ?
- Le site emploiera 18 équivalents temps plein de façon directe sans compter les emplois indirects induits localement (prestations de service…).
E - Combien le projet va t il coûter exactement en investissement ?
- Un pré-programme précis a été établi. Pour tenir compte des derniers remarques et échanges, le projet est recalibré à 12,1 M€ HT (soit 14,5 M€ TTC), tout compris (foncier, travaux, honoraires, ensemble des réseaux et voie d’accès, revalorisation de prix).
F - Le coût de fonctionnement du centre aquatique a t il été calculé ?
- Le résultat brut d’exploitation (coût de fonctionnement) a été calculé très précisément par une entreprise gestionnaire spécialisée lors de la phase pré programme. Il s’élève à 400 000 euros nets en tenant compte de la réduction du projet à 14,5 M€ TTC d’investissement.
- Les entrées payantes notamment générées par les fonctionnalités (loisirs, ludiques et bien être) permettront de réduire fortement le déficit.
G - L’été, n’y a-t-il pas sur le territoire trop de piscines privées qui concurrenceront le centre aquatique ?
- Les piscines privées n’appellent pas les mêmes pratiques que celles d’un centre aquatique du fait notamment de leur dimensionnement. D’autre part, le centre aquatique sera couvert, il fonctionne toute l’année quelque soit la météo.
H - L’été, le centre aquatique ne va t-il pas trop concurrencer les piscines découvertes de Carpentras, Beaumes de Venise et de Bédoin ?
- Le futur centre aquatique ne comportera pas de bassin extérieur et ne rivalisera pas avec les piscines d’été existantes dont deux sont situées dans deux villages et une autre plus urbaine comportant trois bassins attractifs avec un toboggan.
- De plus, une dynamique va se créer au niveau du territoire par la mise en place d’une pratique coutumière des activités aquatiques grâce à l’offre d’hiver que viendront compléter les piscines découvertes existantes. Les régions de France qui ont construit ce type d’équipement ont vu ce phénomène se mettre en place.
I - Avec la crise économique en cours, est ce bien le moment de lancer un projet lourd en investissement et en fonctionnement ?
- Les investissements publics permettent de favoriser la relance. Le principe est également de faire en sorte que le centre aquatique, véritable point d’attractivité au centre d’une zone économique à vocation touristique, génère des recettes indirectes par la TP créée (voir question G).
J - Les études touristiques montrent que notre territoire accueille le plus souvent les gens pour de courts séjours. Quel rôle peut avoir un équipement de ce type dans le développement touristique ?
- La demande de la clientèle tourne principalement autour des thématiques suivantes : les activités de pleine nature (balade à vélo, baignade, randonnée, escalade…) et les produits du terroir. Il existe, en matière de baignade, peu de sites ou de points d’eau propices. La fréquentation touristique n’est plus concentrée sur les deux mois d’été. Désormais, les français partent plus souvent mais moins longtemps. Toutes les activités liées au bien-être connaissent un essor important. Le territoire de la CoVe peut lui aussi jouer sur cette nouvelle donne en proposant des activités toute l’année, grâce à son climat privilégié et à la richesse de ses produits du terroir à découvrir en toute saison. Le centre aquatique et sa vocation ludique, détente et surtout bien être doit créer un point d’attraction supplémentaire incitant par exemple les touristes à prolonger leur séjour.
K - Vous n’arrivez pas à acheter les terrains autour pour faire la zone d’activité.
- Les négociations amiables ont commencé, elles se passent plutôt bien. L’étape suivante en cas de blocage ponctuel sera d’utiliser les outils de Zone d’Aménagement Différée ou de ZAC. La maîtrise foncière sera alors assurée par un dossier d’utilité publique, elle pourra d’ailleurs se faire par un aménageur privé.
L - Le projet de construction du centre aquatique obère les capacités d’investissement de la CoVe et empêche toute autre projet.
- Il est vrai que c’est un projet phare et ambitieux que seule peut porter l’intercommunalité.
- Mais les finances de la CoVe sont saines et permettent aujourd’hui un tel investissement. D’autre part, il est faux de dire que la CoVe ne pourra pas avoir d’autres projets. Le débat d’orientation budgétaire et le prospective financière 2009 – 2013 a montré que la CoVe pourra en plus du centre aquatique disposer d’une capacité de 24,5 M€ TTC d’investissement. Sont notamment prévus : l’aménagement du CIAP, le Nouveau Pôle Horticole, le début du réseau des Maisons de Pays, plusieurs zones d’activité économiques… ■




