ils ont la parole
Élus et futurs usagers témoignent leur adhésion au projet de Centre Aquatique Intercommunal.
Le milieu scolaire
Interview de Mme sabine scalabre,
école maternelle quintine, carpentras
● Sabine Scalabre, vous participez au module piscine à Carpentras, que pensez-vous des conditions actuelles dʼapprentissage de la natation à lʼécole ?
Je les trouve plutôt satisfaisantes. Les enfants sont initiés au milieu aquatique dès l’école maternelle, ainsi, à la fin du CE2, ils sont à l’aise dans l’eau, viennent avec plaisir et commencent à bien maîtriser différents modes de déplacements.
Nous avons également la chance d’avoir deux maîtres nageurs à disposition pour l’enseignement de cette discipline, ce qui permet le travail en ateliers de petits groupes. C’est bien entendu un avantage en ce qui concerne la sécurité des enfants, mais cela permet surtout de d’avantage différencier notre enseignement et d’apporter une aide plus adaptée aux besoins de chaque enfant.
● Qu’espérez-vous avec la construction du centre aquatique intercommunal ?
J’espère que ce nouveau centre aquatique sera plus adapté à l’accueil des enfants : carrelage anti-dérapant, vestiaires plus vastes et plus nombreux, conception du bassin permettant de d’avantage faire varier la disposition du matériel pédagogique facilement, matériel pédagogique abondant et varié...
Il serait intéressant qu’une section « bébés nageurs » soit mise en place car plus tôt l’enfant se familiarise avec le milieu aquatique mieux il le maîtrise par la suite. Il me semblerait judicieux également d’associer les professionnels des activités aquatiques (maîtres-nageurs, enseignants…) lors de la conception de ce nouveau centre.
Interview de Mmes samuelle bartolini et véronique kyrkyacharian, école élémentaire de bédoin
● Quel bénéfice allez-vous tirer de la construction du centre aquatique intercommunal ?
Samuelle : Enseignante de cycle 2 plusieurs années durant sur Carpentras, je bénéficiais de créneaux piscine avec Maîtres Nageurs Sauveteurs pour surveiller et parents pour encadrer l'activité. J'étais aussi en charge d'un groupe. Je pouvais voir les progrès réalisés par les enfants, notamment dans les "risques" liés à l'eau : peur, capacité à rejoindre le bord de l'eau... A Bédoin, la piscine ne permet pas l'organisation de l'activité.
● Quelles sont vos attentes en ce domaine et en quoi pourra-t-il les satisfaire ?
Samuelle : J'espère pouvoir avoir accès au centre aquatique, et dans des conditions au moins aussi favorables qu'à Carpentras.
Véronique : Cela pourra combler les manques en EPS quant aux cycles "natation" normalement obligatoires pour mes CP.
représentant de l'éducation national à carpentras
● En quoi le centre aquatique intercommunal va-t-il améliorer l’apprentissage de la
natation à l’école sur le territoire de la CoVe ?
- Ce centre devrait permettre l'accès à un bassin pour un nombre plus important d'enfants de cycle 2 (GS, CP et CE1) sur le territoire de la CoVe, et donc majoritairement pour les écoles de la circonscription de Carpentras. Cet enseignement de l'activité aquatique est essentiel à la construction de nos jeunes élèves, à travers cette activité si spécifique de l'EPS, et rappelons-le, obligatoire... lorsque les conditions le permettent.
Et en termes de conditions justement, celles d'encadrement très favorables à Carpentras, si elles sont transposées sur ce nouveau centre, participeront aussi à faire progresser cet enseignement, donc nos élèves. La structure matérielle ne se suffit pas ; celle qui la fait
vivre, c'est la structure humaine.
● À l’heure actuelle, quels sont les besoins en la matière ?
- Très importants. Seulement une soixantaine de créneaux par an sont actuellement disponibles pour l'enseignement de l'activité aquatique à Carpentras. Cela ne permet d'offrir l'opportunité de cette activité qu'aux seules classes des écoles - publiques ou privées - de la ville. Les besoins restent donc ceux de toutes les classes de CP, CE1 mais encore des grands de la maternelle des autres communes de la CoVe. Cela représente un volume au moins égal de créneaux à prévoir.
Et ici je ne projette que les obligations réglementaires des programmes du cycle 2, sachant que les classes de cycle 3 pourraient très bien prétendre à cette activité, comme à toute autre APS terrestre.
Restent aussi les besoins en termes de transport. Une école ne peut engager les dépenses afférentes à un modules avec transport. Là encore des besoins sont importants et conditionnent la faisabilité dans la mise en oeuvre de cet enseignement. ■




