ils ont la parole

Élus et futurs usagers témoignent leur adhésion au projet de Centre Aquatique Intercommunal.

Les élus

Interview de Christian Gonnet,
président de la CoVe

Christian Gonnet, Président de la CoVe● Président, parmi les projets de la CoVe, quel est celui qui vous tient le plus à coeur ?

Incontestablement, le projet de centre aquatique. C'est le plus important jamais réalisé par l'intercommunalité. Aujourd'hui les études sont bien avancées. Le budget prévu avoisine les 12 millions d'euros. Situé au centre du territoire, à moins de 20 minutes des écoles, il aura comme utilité première l'apprentissage de la natation par les enfants.
● Quel va être son impact plus général sur notre bassin de vie ?
Le centre aquatique aura des répercussions non seulement sur cette pratique obligatoire pour les scolaires, mais aussi sur les loisirs et le bien-être de notre population, avec évidemment un impact non négligeable sur l'attractivité touristique de notre territoire. D'ailleurs, l'intérêt économique du projet, sa conception respectueuse de l'environnement et son accessibilité aux personnes à mobilité réduite n'ont pas échappé au Secrétaire d'Etat à la Jeunesse et aux Sports qui soutient ce projet unique en son genre dans le Vaucluse.

Interview de léopold meynaud, maire de caromB,
vice-président de la commission transports

Léopold Meynaud, vice-président de la CoVe● Qu'apportera à votre ville le projet du centre aquatique ?
Je pense qu'avec l'agriculture, un atout important de Caromb est le tourisme de par la beauté et la situation de notre village, ainsi que le secteur tertiaire.
Caromb a besoin de ce nouvel élan, du dynamisme, que pourrait apporter le centre aquatique.
Accueillir les enfants des écoles voisines, les touristes et les carombais c'est en résumé rajouter de la vie au village.
De plus, ce projet ultra-performant au niveau environnemental (normes très élaborées) sera un modèle du genre dans notre région.

● Que répondez-vous à ses détracteurs qui prétendent, en résumé, qu'il nuira aux commerces carombais, qu'il est trop cher et mal situé ?
Et bien je répondrai à ces "détracteurs" ceci :
- Bien au contraire, le centre aquatique et les activités  futures développées au sein de la ZAC (activités exclusivement basées sur le thème du sport / bien-être / tourisme) en amenant ce flux de personnes supplémentaire, les attirera dans les commerces du village. Je tiens aussi à rajouter, en m'adressant plus particulièrement à ceux qui galvaudent de fausses rumeurs, qu'il n'y aura pas de supermarchés ou autres stations services !!!
- En ce qui concerne son prix, toutes les études et les différents sites visités en comparaison, placent le centre aquatique de Caromb exactement  dans la même "fourchette" de prix que les autres centres aquatiques de même acabit.
- Enfin, si le site de Caromb a été choisi pour l'implantation future du centre aquatique, c'est en premier lieu parce que toutes les écoles de la CoVe sont situées à moins de 20 minutes de notre village. Caromb est en effet, le centre géographique des villages alentours.
De plus, si la CoVe devait s'agrandir, les futures écoles qui viendraient au centre aquatique de Caromb se situeraient toujours dans ce même périmètre des 20 minutes.
In fine, je voudrais ajouter que le site même d'implantation du centre aquatique à Caromb a été judicieusement choisi, puisqu'il se trouvera à proximité directe des terrains de sports existants sur notre Commune.

Interview de M. Jean-Paul Anrès,
Vice-président de la commission équipements sportifs

Administrateur● Jean-Paul Anrès, maire de Lafare, et Vice-président de la commission Equipements sportifs, nous explique pourquoi ce projet lui tient particulièrement à cœur ?
Parce que le besoin d’une piscine couverte se ressent sur la Cove. Dans le secteur, il n’y a aucune structure adaptée si ce n’est celle de Carpentras qui est petite et souvent saturée.
● Est-ce que ce centre aquatique se découvrira en été ?
Non. Ouverte mais pas découverte. On ne veut pas entrer en concurrence avec les piscines d’été déjà existantes, celles de Bedoin, Beaumes-de-Venise et Carpentras. Mais on souhaiterait qu’elle puisse s’ouvrir grâce à des baies vitrées pour donner accès à des terrains gazonnés.
● Qu’est-ce que ce projet apportera aux habitants ?
L’idée première c’est de rendre la pratique de la natation accessible à tous les enfants du primaire et secondaire. Mais aussi de pallier le manque au niveau des clubs sportifs. Et de pouvoir y associer l’accueil grand public. Avec un côté bien-être : sauna, hammam. Il faut aussi que les prestations proposées puissent attirer les touristes.

le monde sportif

Interview de M. jacques poulet,
président de l'office intercommunal des sports

Jacques Poulet, président de l'OIS● Quel est votre rôle au sein du groupe de travail ?
Apporter mon vécu de terrain afin de donner les meilleurs conseils possibles pour la réalisation technique d’une telle structure ; en effet ce centre aquatique doit être prévu de telle sorte qu’il réponde à l’ensemble des besoins.
Certains, comme les scolaires et les clubs coulent de source, mais au XXIe siècle d’autres besoins émanant de la population voient le jour et demandent à être satisfait : bébé nageur, femme enceinte, lutte contre l’aquaphobie, gym aquatique, et ce qui est de plus en plus fréquent entretien physique par des longueurs de bassin effectuées parfois avec palmes. Au lieu de courir ou de marcher, la position allongée sur l’eau n’entraîne aucune gêne particulière, bien au contraire elle soulage le poids du corps sur les articulations.
● Comment ce projet s’est imposé à vous, comment a-t-il mûri ?
Etant enseignant de formation et sportif, je suis très attaché au développement chez l’enfant d’une pratique au départ des 3 disciplines fondamentales : ATHLETISME, GYMNASTIQUE, NATATION. Si durant toute ma carrière, les deux premières furent faciles à faire pratiquer, il n’en a pas été de même avec la troisième.
En effet, si sur Carpentras il a été possible de limiter cette carence grâce à une « piscine de poche » de 12x20m appartenant à la Caisse d’Épargne et cédée pour 1 franc symbolique à la Ville, il n’en est pas de même pour les enfants des autres villages. Je suis de ceux qui pensent fortement que l’on doit savoir nager de la même façon que l’on sait marcher et courir, cela doit être le bagage minimum d’un être humain en pratique sportive.
De plus à une époque où l’âge moyen est de plus en plus long, on constate un besoin d’activité chez les anciens et les pratiques aquatiques sont de plus en plus prisées ; hélas pour le moment il est impossible de satisfaire cette demande.
● Pourquoi ce centre aquatique est vital pour notre territoire d'un point de vue sportif ?
Notre territoire à la chance de posséder un club de natation de qualité fort de plus de 300 licenciés venant de tous les villages de la CoVe et au-delà. Vu la grandeur de la piscine d’hiver actuelle, les conditions d’entraînements sont précaires et peu agréables pour les jeunes du club (sortie des classes, entraînement piscine, repas sur place, retour école et classe), où est le temps de repos pour un enfant scolarisé vu les excellents résultats ? Bravo à eux.
De plus, les conditions de travail vue la petitesse du bassin ne sont pas idéales. Le club de plongée utilise cette structure mais lui aussi est à l’étroit.
Il faut savoir qu’il serait possible de proposer dans un centre adapté d’autres activités sportives si les gens le souhaitaient (natation synchronisée, plongeons, water-polo, triathlon).

Interview de Madame michèle pascal,
Présidente du club des nageurs de Carpentras

Michèle Pascal, présidente du Club des Nageurs de CarpentrasPour Mme Michèle Pascal, président du Club des Nageurs de Carpentras qui rassemble 280 licenciés, l'utilité d'un bassin couvert sur notre territoire n'est pas discutable.
« Nous manquons de place à la piscine couverte de Carpentras, nos nageurs ne sont pas à l'aise. Chaque année nous sommes contraints de refuser de nouveaux licenciés et de limiter nos activités à la compétition. Les jeunes s'entraînent entre midi et deux et le soir, sinon ce sont les scolaires ou le public qui occupent la piscine. Nous ne pouvons pas prendre de bébés-nageurs, et les seniors n'ont qu'un minuscule créneau horaire. » Compte-tenue des dimensions réduites de cette piscine, le recours au stage extérieur est donc fréquent : « Nos licenciés doivent aussi nager dans des bassins homologués pour garder leurs repères ». Pour le même motif, impossible évidemment d'organiser  la moindre compétition. L'été venu, la piscine du complexe sportif n'est pas plus disponible en raison d'un calendrier très chargé. Un meeting régional de natation a ainsi dû être refusé en juin prochain. Même situation de carence pour un club de triathlon qui souhaitait s'implanter à Carpentras. ■